THROBBING GRISTLE – Paris – La Villette Sonique – 06/06/08

photo Pierre Barthélémy

(photo Pierre Bathelemy – copyright 2008 – prise pendant le film After cease to exist)

 

L’usage de la « déception » a toujours été l’une de des stratégies artistiques de Genesis P. Orridge…Mais je ne suis pas certain que celle ressentie lors du concert parisien à La Villette Sonique ait été voulue.

Les problèmes techniques rencontrés par le groupe sur scène (un son vraiment épouvantable coté micro et violon) ne semblent pas du tout avoir été préparés. Toujours est-il que ces ennuis ont perduré pendant tout le concert.

Gene / Djin n’était que l’ombre de lui-même, littéralement éteint. J’ai beaucoup souffert de le voir dans cet état manifestement du à ses problèmes de santé qui semblent empirer et au deuil de Lady Jaye qu’il n’a toujours pas ni résolu ni surmonté.

Il nous reste pour nous consoler les images et la musique du DVD du concert de l’Astoria à Londres en 2004, moment quasi miraculeux, prouvant pour l’éternité l’importance fondamentale de ce groupe unique dans l’histoire du Rock.

Déception également pour le reste de la soirée : lidocaine sans ordonnance

Viva and the Diva sauvèrent leur épingle du jeu, bien qu’on ne puisse crier au génie. Trop souvent les groupes français ont des idées mais ne parviennent pas à les finaliser de façon parfaitement convaincante.

Je serai plus sévère avec Pan Sonic. Ils se situent dans le domaine de l’art conceptuel, de l’avant-garde, avec tout ce que cela sous entend d’inutilité et d’ennui.

Dans les années 70 je m’étais détourné de la recherche contemporaine à cause de cela précisément, et j’avais salué la survenue de TG en particulier comme un évènement salvateur.

Les membres de TG venaient certes de cette avant-garde artistique, mais ils en étaient les déserteurs plus ou moins conscients, et en singeaient les poses…Sans doute n’était-ce pas parfaitement perceptible à l’époque.

Groupe de recherche et d’expérimentation TG était aussi un groupe « émotionnel » (à l’époque je disais surtout « sentimental »), c’est ce qui les rend si importants, alors que toutes les avant-gardes restent stériles et inutiles.

Pour résumer ma pensée en une phrase lapidaire, Pan Sonic fait de la « musique quantique », il lui manque d’être aussi « cantique ».

Jean-Pierre Turmel (09/06/08)

La Société des Timides à la Parade des Oiseaux (La STPO)

Cette Etrange Musique, pour la première fois organisée dans la superbe Maison des Métallos à Paris (lieu emblématique d’une industrie en voie de disparition pour une Musique non moins Industrielle) fut pour moi, entre autres plaisirs, l’occasion de découvrir La Société des Timides à la Parade des Oiseaux (La STPO).

Je connaissais de nom, sans doute avais-je du écouter leurs premières productions, parmi une pile d’autres nouveautés, chez New Rose vers le milieu des années 80. L’art est difficile : juger en quelques secondes la valeur d’un enregistrement dans le bruit et la précipitation. Sans doute étais-je aussi très fatigué ce jour là, et l’esprit déjà saturé par trop de musiques.

Mais trêve d’excuses, le fait est que je n’ai pas su discerner à l’époque la grande valeur de ce groupe.

Alors le choc fut double à la Maison des Métallos : esthétique et stupéfiant.

Apanage des plus grands, La STPO excelle à la fois sur le plan de la musique et du chant.

C’est ce dernier aspect qui m’a d’emblée touché (au sens le plus extrême du terme, c’est à dire quasiment blessé). Le rapport avec Antonin Artaud s’impose immédiatement, on pense évidemment au « Théâtre de la Cruauté » et à ses recherches, mais aussi à son intérêt pour la glossolalie (pratique de langues imaginaires renvoyant aussi bien à la folie qu’à la mystique). Le langage déconstruit et bizarrement rassemblé, renvoie bien sur au Cut Up sans pourtant y ressembler (on sent qu’il n’y a rien d’aléatoire dans le processus): cela évoque plutôt la dyslexie et oblige à un constant travail de remise en forme / traduction pour parvenir à la compréhension. Un art exigeant et difficile tant pour celui qui le pratique que pour celui qui l’écoute.

Un art qui met le doute autant que l’épreuve au cœur de la communication.

Je ne puis résister à la tentation d’évoquer au passage Magdalith, sublime chanteuse, en marge et excentrique, des années 70, avant qu’elle ne verse semble-t-il dans une religiosité de nettement moins bon aloi.

Cet aspect vocal de l’art de La STPO (principalement interprété par Pascal Godjikian) est particulièrement mis en avant sur le CD « L’enciversel marsac » publié sur le label PRIKOSNOVENIE, (http://www.prikosnovenie.com/indexk.shtml).

Musicalement la richesse est tout aussi grande. Très structurée et élaborée, alternant entre composition et confusion, mais toujours de façon maîtrisée generic levitra online. Inclassable tant les références sont nombreuses : de la « New » à la « No » Wave, mais aussi du Jazz qu’il soit « Free » ou « Mainstream ». Parfois, un instant éphémère, c’est le souvenir du Pop Group qui s’impose ou de Pere Ubu et celui de son génial mentor David Thomas. Puis plus surprenant c’est Kurt Weill qu’on évoque. L’ombre de Mayo Thompson plane également sur cette œuvre, mais aussi celle beaucoup moins connu des Fibbonaccis et leurs références à Raymond Roussel . Références lettrées qui (heureusement) n’excluent ni la fantaisie ni le jeu, le recours à des effets de cartoons (peuplés d’oiseaux débiles et surréalistes, ou bien volatiles plus sombres comme ceux de Chaval [« les oiseaux sont des cons »] ).

A priori la présence la présence affirmée d’instruments à vents aurait du me rebuter (ceux qui me connaissent bien connaissent ma phobie obsessionnelle pour tout ce qui ressemble à une trompette ou un saxo…hormis si l’on tape dessus).

Mais La STPO tout comme Tuxedomoon fait partie des exceptions que je cultive.

Sans doute parce l’instrument sait finalement rester discret et ne s’affirme que lorsque c’est nécessaire. (Chez beaucoup, il devient vite totalitaire, et finit par tout engluer.

Il me faut aussi mentionner (détail qui me passionne toujours beaucoup) la mise en scène musicale de toutes les variétés de Temps : atomisé, haché, étiré, en boucle, ralenti…Inversé même par le recours à des bandes jouées à l’envers. Nous sommes là au cœur de la dimension cachée de toute œuvre musicale et de son intérêt primordial.

Dernier aspect de l’œuvre de La STPO, celui graphique : les pochettes sont superbes ! Hybridation, Surréalisme et Comics en 3d, à la fois drôle, macabre et cruel…Parfait contrepoint visuel à la musique…Idéalement grinçant.

C’est signé JimB qui est aussi musicien dans le groupe.

http://www.le-terrier.net/musique/stpo/

Beta Lactam Ring records (USA) : http://www.blrrecords.com/

Jean-Pierre TURMEL (23/05/08)

DDAA – « dans la nuit du souterrain scientifique » (iP 35)

DDAATous les disques de Déficit Des Années Antérieures semblent venir d’ailleurs, il ne saurait en être autrement n’est-ce pas ?

Que ce miniCD soit réalisé à partir d’un enregistrement daté de 1990 ne doit pas nous étonner…On apprend qu’il neigeait ce jour là (le 17 janvier) et qu’il faisait froid.

Le petite pochette intérieure montre deux chaussures, mais qu’en déduire ? Pop art, fétichisme ou obsession du quotidien ?

La légende de photo sur la couverture indique « …nous nous dirigeons vers la lumière.. »  distillant un soupçon d’espoir en contrepoint au titre officiel du disque : «  dans la nuit du souterrain scientifique ».

Trois drôles d’oiseaux prennent la pose, déguisés en publicités ou en fiches produits, sur fond de ciel sombre et nuageux.

  pharmacymg.com

La musique de DDAA est faite de rêves délirants dans lesquels tentent de s’insinuer des bribes sonores du monde réel, fragments de discours pas forcément amoureux et pas toujours identifiés. Un gimmick emprunté au Pink Floyd des débuts nous prend par surprise alors qu’on se croyait en terrain balisé. Il tourne en boucle obsédant comme un disque rayé.

Le studio apporte une sérénité propice à la prise de risques, laquelle engendre une plus grande fragilité alors que croit la complexité, et provoque en retour une indéniable inquiétude.

« Let there be more light » promettait le premier titre de « A Saucerfull of Secrets » (voici 40 ans déjà), rien n’est moins certain, ça n’est pas Syd Barret qui nous contredirait.

 

http://www.myspace.com/deficitdesanneesanterieures

 

Jean-Pierre TURMEL (20/05/2008)

KROTZ STRÜDER – Deadalus Geist (II) – (CD-R)

KROTZ SRÜDERJe pense à ce poème :

« La solitude la mort la dernière révolte

Celle d’une gloire jouée sur le tapis du temps

Et la parodie qui défigure toute douleur

La fatigue et ce rictus qui n’en finit plus de masquer la vie »

Jacques Prevel (De colère et de haine)

C’est un CD autoproduit rassemblant un choix de morceaux, chansons ou pièces enregistrés de juillet 2004 à février 2008…

Le Romantisme est un style périlleux, mais Julien Granjean a su relever le défi avec élégance et talent.

Au point d’étonner et d’émerveiller le blasé que je suis devenu, peu à peu, insidieusement.

Planent sur sa musique les ombres d’Hoderlin, William Blake, Emilie Bronte, et même celle d’Artaud le momo, évoqué dans un des textes profonds et émouvants.

On dit de sa musique qu’elle est minimaliste…Certes elle est très épurée, mais aussi ciselée, pour un effet maximal, pour toucher au plus profond.

Ce sont essentiellement des ballades, à quelques exceptions près comme Soutine ( morceau 6) ou Antinoüs IV (le 16), rythmés et nerveux, qui laissent à penser que Julien Grandjean apprécia aussi l’expressionnisme.

On peut écouter quelques morceaux (mp3) sur son site :

http://pagesperso-orange.fr/k.struder/

et consulter sa déjà fort conséquente discographie.

Commande des disques à krotzstruder at yahoo.fr (remplacer at par @)

Ou à :

Julien Granjean

 

2 bis rue du Grand Clos
77000 MELUN

Il est aussi l’auteur d’un premier recueil de textes, « Précipité » (aux excellentes éditions de L’arbre Vengeur), je viens de le commander et je ne manquerai pas de le chroniquer ici même.

Jean-Pierre Turmel (25/04/08)

 

PULL – “the Berlin tapes” – Parklife records – 2007 pkl18

PULL - the Berlin tapesJ’aime les formats non standards…Bien souvent c’est ainsi que commence la résistance : refus de rentrer dans les cases !

PULL “the prawn clown” est un CD du groupe de David Lespes…Musicien d’une grande sensibilité, résidant maintenant à Berlin.

C’est assurément de la Pop mais finalement indéfinissable. Naiveté feinte…ou vraie, peu importe.

Presque enfantine… si souvent tout n’était parasité par de plus sombres et atonales brumes, ou de sarcastiques stridences.

Très beau vraiment .

L’objet de format 21 x 14,8cm comporte un livret de 20 pages, illustrées et avec des textes (français + anglais). Edition numérotée et limitée à 333 exemplaires . C’est publié par PARKLIFE records, label petit par la taille mais grand par la qualité.

Enfonçons le clou : c’est INDISPENSABLE directory!

—Google translation —

I like the non-standard formats … Often Thus begins the resistance: refusal to return to the boxes !

PULL “the prawn clown” is a CD of David Lespes’s band … Musician  of great sensitivity, now residing in Berlin.

This is certainly  Pop but finally indefinable. Naivete feigned or real … no matter.

Almost child … but everything was so often parasitized by  darker and atonal  mists, or sarcastic stridences.

Very nice indeed.

The object of size 21 x 14.8 cm contains a 20-pages booklet, illustrated and with texts (french + English).  Numbered and limited edition to 333 copies. It is published by PARKLIFE records, label small in size but large in quality.

Let’s put the final nail in the coffin: it’s MANDATORY!

CHEVEU (Born Bad Records – BB010)

CHEVEUL’affaire est entendue : le rock ça n’a toujours finalement été qu’une affaire de cheveux, trop longs, trop courts, trop n’importe comment, selon les époques…Evident !

J.B. Wizzz m’a envoyé un nouveau CD à la pochette minimale…Et j’en reste sur le cul !

Et si finalement le fait que je n’écoute quasiment plus de musique depuis 15 ans n’était pas du à une certaine lassitude en moi, à une overdose de son ?

Dès les premières mesures je ne tiens plus en place, exactement comme à mon premier Gene Vincent, mon premier “not fade away” ou bien “good vibration”, ma découverte de Can ou Throbbing Gristle, ma jubilation au détour d’un Half Japanese ou d’un Suicide.

Je croyais être blasé, mais en fait il suffisait seulement que l’on m’instille la musique adéquate dans les oreilles.

Je ne sais rien de CHEVEU sinon qu’ils viennent de je ne sais où, qu’ils pratiquent une rock plutôt minimal, encore que ça fourmille d’idées à pratiquement chaque morceaux. C’est nerveux, speedé, plein de glissandos, parfois très clair, souvent chaotique…On sent qu’ils n’ont rien à prouver hormis leur envie de jouer…Un vrai jeu d’enfants ! Et assurément pas un jeu de cons !

Bien au contraire ces types ont tout compris : pas besoin de faire compliqué pour être intelligent. Pas besoin de longs discours pour relier le Rock à Arthur Rimbaud .

PALO ALTO – terminal sideral (CD + DVD) Optical Sound 022

TERMINAL SIDERAL

Palo Alto présente la particularité intéressante de se situer à l’intersection du rock experimental et de la science fiction, ce qui n’est pas pour me déplaire.

L’exercice est périlleux, d’autres s’y sont risqués à leurs dépends…Sans doute faut-il comme Palo Alto opter pour un certain dépouillement, quasi iconoclaste…S’extraire de la culture populaire, à la limite du reniement, pour mieux la redécouvrir, dans son essence.

Aux confins de la musique industrielle et du free jazz, sur des visions anamorphiques et lysergiques, il devient perceptible insensiblement que Palo Alto établit la synthèse entre New Wave et New Wave, c’est-à-dire la rencontre entre Spéculative Fiction et Recherche Post-Punk.

Une SF plus proche de celle d’un Ballard, d’un hypothétique Kilgore Trout ou de celle malsainement revisitée par William Serge Burroughs.

Pourtant au détour d’une vidéo (« terminal sideral ») la SF mainstream ressurgit, mais transmutée par le temps, par le biais d’images futuristes des années 50…Une SF, nostalgie de futurs passés, à mi chemin entre l’Enfance et l’Infini.

Sur le plan musical il m’a semblé également retrouver des références à des moments anciens de l’expérimentation, comme par exemple des réminiscences de White Noise le groupe du mythique David Vorhaus dans les années 60 (« fais voile vers le soleil » sur le CD)…

Une référence qui semble confirmée visuellement sur la bonus du DVD (« web trailer ») certaines images d’éclairs sur fond noir faisant référence à la pochette du premier LP de White Noise « an electric storm in hell ».

J’ai aussi beaucoup apprécié le documentaire sur le DVD qui dévoile quelques moments des répétions. Ces instants volés, en dépit de leur caractère fragmentaire et approximatif, sont souvent magiques…Parce qu’en marge du spectacle ils ont plus d’authenticité que ce qui sera finalement montré.

 WEB : http://www.rumbatraciens.com/paloalto/site.php

GOOGLE translation :

Palo Alto presents the interesting particularity to  stand at the intersection of experimental rock and science fiction, which is not displeasing to me.

The exercise is dangerous, others were risky for their expense… Perhaps we should , like Palo Alto, opt for a certain dispossession, almost iconoclastic… To extract oneself from popular culture, at the limit of denial, for a better rediscover, in its essence.

For the confines of the industrial music and free jazz, lysergic and anamorphic visions, it becomes apparent that imperceptibly Palo Alto establishes the synthesis between New Wave and New Wave, that is to say  the meeting between Spéculative Fiction and  Post – Punk researches.

An SF closer to that of Ballard, of an hypothetical Kilgore Trout or that one revisited by unsound mind   William Serge Burroughs.

Yet at the turn of a video ( “terminal sideral”) SF mainstream resurgence, but transmuted by time, through 50’s futuristic pictures… An SF, nostalgia of a future from the past,  halfway between Children and Infinity.

On the musical side it seemed to me also find references to ancient times of the experiment, such as flashbacks of White Noise, band of legendary David Vorhaus in the 60’s ( “fais voile vers le soleil” on the CD)…

A reference that seems confirmed visually on the bonus for the DVD ( “web trailer”), some images of lightnings on a black background referring to the White Noise’s first LP cover “an electric storm in hell.”

I also greatly appreciated the documentary on the DVD that reveals few moments of rehearsal. These stolen moments, despite their approximate and fragmentary aspect,   are often magical … Because taken in the margin of the show,  they are more authentic than what will ultimately be shown.

 WEB : http://www.rumbatraciens.com/paloalto/site.php

 

IVG volume 1 : Futur Antérieur France 75/85

 IVG volume 1

rétro 80’s sur Born Bad Records…après l’improbable BIPP (french synth-wave 1979/85) récidive avec IVG (BB009) tout aussi hallucinant !

Pour les anciens comme moi qui ont vécu l’époque, voire en ont été acteurs, on reste étonné à la fois d’une telle érudition mais aussi par l’importance maintenant donnée à des choses considérées alors comme des épiphénomènes (ou pire des rebuts).
Certes le temps par la distanciation qu’il apporte permet sans doute de mieux juger voire de réhabiliter ce qu’on avait peut-être un peu trop vite mis de coté…Mais celà ne peut tout expliquer.
Il y a aussi je pense l’introduction de ce même regard qui nous fait nous pencher avec bienveillance sur l’art brut, ou, plus pertinent encore, cet “art modeste” cher à Di Rosa.

Aussi pourrait-on peut-être rebaptiser cette compilation “french modeste new wave”.
N’empêche que s’en détache quelques perles pouvant sans effort être reclassées dans le courant principal et international.

Je me suis amusé à me faire mon petit hit parade à partir de cette compilation et voici le résultat (tous les groupes obtiennent la même note et sont par ordre d’apparition sur le CD) :
Dead Heat, Crise de Nerf, Théatre Commercial, DDAA, PROROKY.

C’est bien sur extrêmement subjectif, et susceptible de changer avec le temps.

GOOGLE translation :

For old timers like me who lived through that time or were even actors, we will be surprised at the same time such a scholarship but by now the importance given to things considered then as epiphenomenons (or worse scrap ).
Certainly by the time distancing it brings will without a doubt better judge even rehabilitate what had been perhaps a little too quickly set aside … But that can’t explain everything.
There is also I think the introduction of the same look that makes us look sympathetically on art brut, or, even more pertinent, this ” modest art” prized by Di Rosa.

So could we perhaps rename this compilation “french modest new wave”.
Nevertheless that detach themselves from some pearls that can be upgraded effortlessly into the mainstream and internationally.

I was amused to let me know my little hit parade from this compilation and this is the result (all groups get the same note, and are in order of appearance on the CD):
Dead Heat, Crise de Nerf, Théatre Commercial, DDAA, PROROKY.

It is on extremely subjective, and subject to change over time.