Siné – Val / sombres desseins

SINE non publieA peine revenu de quelques jours de vacances j’ai du me mettre rapidement à la tache, en l’occurrence tenter de séparer le bon grain de l’ivraie (puisque histoire quasi biblique !) concernant la guerre Siné – Val (de Charlie Hebdo).

J’ai finalement décidé de signer la pétition de soutien à Siné, d’abord parce que dans cette affaire c’est lui qui est menacé. Si un jour Philippe Val se retrouvait en situation comparable il est fort probable que je le soutiendrais tout autant, car quoi que puissent être ses torts je suis persuadé qu’il n’est pas la “raclure de bidet » qu’on l’accuse d’être (un peu abruptement) pas plus que Siné n’est une « ordure ».

Signature de soutien surtout motivée par les accents de sincérité de Siné dans sa profession de foi contre l’antisémitisme. Je le pensais honnête homme mais qu’il le réaffirme fortement était nécessaire, car des revirements sont toujours possibles, les exemples ne manquent pas.

Enfin parce que l’histoire n’est sans doute pas aussi limpide que Val le prétend dans sa version, je fais allusion à cette opposition déclarée entre Siné et Val à propos de Cleartream et de Denis Robert…Une affaire peut en cacher une autre.

Sur ce point je n’ai pas suffisamment d’éléments pour me faire une opinion… mais si effectivement on peut penser que ça ait pu influencer le comportement de Val (je le soupçonne d’avoir volontairement laissé passer le « dérapage » de Siné pour mieux le neutraliser), il faut aussi admettre à contrario que ça ait pu influencer Siné dans son refus de s’excuser.

Car par ailleurs je pense que la chronique de Siné faisant polémique était une erreur de sa part.

Dans son texte:

« Jean Sarkozy, digne fils de son paternel
et déjà conseiller général de l’UMP,
est sorti presque sous les applaudissements
de son procès en correctionnelle
pour délit de fuite en scooter.
Le Parquet a même demandé sa relaxe !
Il faut dire que le plaignant est arabe !
Ce n’est pas tout : il vient de déclarer
vouloir se convertir au judaïsme
avant d’épouser sa fiancée, juive,
et héritière des fondateurs de Darty.
Il fera du chemin dans la vie, ce petit ! »…

si on remplace « Judaïsme » par « Islam » et « juive » par « musulmane » on n’obtient pas une phrase de charge émotionnelle comparable, à cause du contexte culturel et historique !

On peut certes déplorer cet état de fait (et je suis de ceux là) mais le nier est déraisonnable.

On ne peut ne pas tenir compte du fait, particulièrement détestable, que depuis des décennies la communauté Juive (quelle soit sioniste ou non) use et abuse de la Shoah pour accuser d’antisémitisme quiconque ose critiquer un membre ou une prise de position de la dite communauté…Comme si l’holocauste était la preuve ultime de son historique infaillibilité, comme s’il n’y avait pas autant d’imbéciles et de salauds parmi les Juifs que parmi les Goys !

Le procédé est hélas universel, on sait comme il est facile d’accuser quelqu’un d’être fasciste pour ne pas avoir à argumenter ses opinions (je fus moi-même un temps traité de nazi par quelques universitaires romains).

Personnellement lorsque je traite quelqu’un de marxiste (pour moi l’insulte suprême) je m’arrange pour vérifier que c’est bien le cas.

Je suis d’accord avec Val sur ce point : la chronique de Siné était perdue d’avance devant un tribunal…S’obstiner à nier l’évidence pour avoir raison dans l’absolu, relève à mon avis d’un goût par trop judéo-chrétien pour le martyre, et pour un héroïsme dont nous n’avons nul besoin.

D’autre part Siné ne répond pas à cette interrogation : l’information sur la future conversion de Jean Sarkozy était elle bien vérifiée ? Ca n’est pas un « détail » ! (pas pour moi en tout cas).

Finalement le seul à tirer son épingle du jeu c’est encore Sarkozy…c’est bien là la seule note d’humour, même s’il est particulièrement grinçant !

Jean-Pierre Turmel

Rouen 28/07/2008

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La « Machine » de Madame du Coudray (édition Point de Vues)

Depuis bien longtemps le Musée de la Médecine et Gustave Flaubert fait partie de mon itinéraire pour faire visiter Rouen à mes amis et invités. Etape obligatoire, nul ne peut y échapper.

Ce lieu dédié à la mémoire de l’auteur de l’Education Sentimentale contient donc aussi de belles pièces en relation avec l’histoire de la médecine : Ecorché de cire, instruments effrayants pour opérations chirurgicales barbares, etc.

La Machine de Mme du CoudrayEt parmi tous ces objets et documents il y a cette étonnante « Machine » de Madame du Coudray, également désignée par le terme de « Fantôme », dénomination plus étrange encore, qui servait de matériel pédagogique pour la formation des sages-femmes au XVIIIème siècle.

Il semble que de cet objet artisanal reproduit à l’époque à plusieurs centaines d’exemplaires, seul celui de Rouen ait été conservé en bon état (il en existe probablement d’autres hors de France).

Il s’agit d’un modèle à la bonne taille du bas ventre d’une femme enceinte, essentiellement fait de divers tissus, mais également (détail révélé par la radiographie), d’authentiques os d’un bassin féminin.

En plus de respecter l’anatomie, le choix des matières utilisées visait à reproduire en premier le toucher des différentes parties et organes, bien plus que l’aspect visuel. N’oublions pas qu’à l’époque une bonne partie des accouchements se déroulait en « aveugle », sous un drap ou sous les jupes, pour ces raisons de « morale » et de « bienséance » complètement absurdes, imposées alors par un Christianisme omniprésent à défaut d’être omniscient.

Le beau livre, édité conjointement par les éditions Point de Vues et le CHU / Hôpitaux de Rouen, en plus de reproduire une abondante et superbe iconographie sur la « Machine », développe le sujet sur le plan historique et sous l’aspect médical, par plusieurs textes tous très intéressants et fort bien documentés.

On regrettera seulement qu’une approche esthétique de l’objet n’ai pas été développée, car indubitablement ces « Fantômes » doivent absolument être raccrochés à l’histoire de l’Art, au même titre que l’imagerie médicale ancienne et les modèles anatomiques tels ceux de Fragonnard ou du Docteur Thomas-Louis Auzoux, ou bien la célèbre collection Spitzner pour laquelle les Surréalistes se passionnèrent.

Bien sur la facture de la « Machine », ses matières qui ne visaient pas à procurer une illusion de réalité (contrairement à la cire), renvoie également à l’Art Brut, voire même, étrangement et symboliquement, aux Arts Premiers.

L’utilisation du textile  (on n’a pas suffisamment conscience de l’importance fondamentale qu’il tient tout au long de notre vie, des langes au linceul), ainsi associé à l’idée de naissance, prend alors dans l’objet une dimension symbolique particulièrement fascinante.

« Des langes au linceul…La formule le dit bien, nous vivons parmi les tissus de notre naissance à notre mort. Comme une deuxième peau, le tissus est inséparable de notre corps./…/Le tissus, c’est vraiment le contraire de l’insignifiance, mais rarement nous lui accordons l’attention qu’il mérite. » Patrice Hugues (Le langage du tissus – 1982)

Autres correspondances, le sujet de cette « Machine » renvoie également au célèbre et encore « scandaleux » tableau de Coubet « l’origine du monde », plus indirectement aux sublimes photos de Maccheroni, mais également à certaines « poupées sexuelles » à usage masturbatoire commercialisées par les sex shops (dont certains modèles ne reproduisent que le bas ventre féminin).

N’oublions pas ces « dames de voyage » dont on ne sait s’il subsiste encore des modèles, confectionnées avec des chiffons par les marins des siècles passés, qui devaient je pense présenter un « air de famille » avec la Machine de Madame du Coudray.

Les éditions Point de Vues éditent d’autres livres également remarquables. J’ai un intérêt personnel et très fort pour le « Muséum (d’Histoire Naturelle) de Rouen » lieu au charme si particulier, et je citerais parmi les titres les plus récents « appartements témoins de la reconstruction du Havre » ainsi que « Hommage à Tolmer ».

http://www.pointdevues.com/

Jean-Pierre Turmel (30/05/2008)

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PAPIERS NICKELES n° 16

PAPIERS NICKELES 16Pour ceux qui ne connaitraient pas encore cette revue absolument nécessaire : le 16ème numero de Papiers Nickelés vient de paraître.

Au sommaire : Tigresses (les pin up), le grand bestiaire de Thomen, Benjamin Rabier,  Kobayashi (auteur de manga révisionniste), Métivet , etc.

Comme toujours des informations à profusions et de magnifiques illustrations .

nouveau : tous les n° de P.N kamagra gel review. (sauf le 1) sont maintenant disponibles  sous emboitage illustré pour 70,00Euros.

Prix au numéro = 6,00Euros Abonnement (4n°) = 24,00Euros

chèques à l’ordre du C.I.P.

Adresse : Jacques  Bisceglia, Les Erables, 36 rue de Picpus, 75012 Paris 

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Alain Touzeau – 11ème Festival Art & Déchirure Rouen 14 au 25 mai 2008-05-20

Art & Déchirure poursuit avec une patience admirable son action thérapeutique…sur la société.

Dans ce monde bien malade, où l’art dit moderne tout particulièrement est atteint de démence sénile précoce, depuis bien longtemps déserté par le talent, c’est du monde des fous que surgit un peu de raison d’espérer.

Une exposition forte et pleine de sens, avec dans chaque œuvre plus d’idées et de créativité que tout l’Art Conceptuel dans son ensemble ne pourra jamais avoir.

Alain TOUZEAU

Elément presque hétérogène au sein de cette exposition d’Art Brut, Alain Touzeau surprend par la perfection de sa technique autant que par le caractère obsessionnel de ses tableaux formant une série, comme un long travelling au sein d’univers emboîtés les uns dans les autres.

Déjà en 1982 il avait publié une œuvre aux perspectives implacables pour illustrer l’univers sonore totalitaire du groupe Blameless Act (dans Isolation Intellectuelle 2, édité par Sordide Sentimental), sorte d’ébauche, de prémonition de ce qu’il propose aujourd’hui.

Un travail et un parcours vraiment exceptionnels !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ci dessous : dans Isolation Intellectuelle 2 (1982)

ISOLATION INTELLECTUELLE 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean-Pierre Turmel (20/05/2008)

 

 

 

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Playboy Communiste (documentaire de Pascal Héranval et David Thouroude – 2008 – 52’)

Alain Rault - Playboy CommunistePour certains Alain Rault est un « shaman urbain ». Prosaïquement c’est un SDF depuis plusieurs décennies, plus proche des clochards à l’ancienne, style « Boudu », que des chômeurs ou des travailleurs pauvres des années 2000. Une sorte d’hybride entre les ascètes indous et Linus (le personnage des « peanuts » de Charles Monroe Schulz , à cause de la couverture/doudou qu’il ne quitte jamais).

Alain Rault était pour moi une source de souffrances chaque fois que je le croisais dans Rouen. La vue de son état de délabrement physique et psychique m’atteignait au plus profond, me contraignait à la fuite…Ca n’était pas un sentiment de culpabilité, j’avais seulement mal, terriblement, profondément, incompréhensiblement.

Il était tel que je m’imaginais le Job de la bible, archétype de l’être abandonné de tous et maudit, du bouc émissaire dont il a le poil hirsute et emmêlé.

J’ignorais toutes les légendes qui courraient sur son compte, son obsession à graver inlassablement des lettres, des mots, sur les murs et les portes, par couches successives, comme s’il voyait par leur perspective dans le temps, un sens connu de lui seul.

Je connaissais ses graffitis entremêlés en strates à la vue de tous, j’ignorais qu’il en était l’auteur, que la ville entière était son livre et son journal, intime et secret.

Le film de Pascal Héranval et David Thouroude programmé dans le cadre du Festival Art et Déchirure est admirable. On lui pardonnera quelques images approximatives, quelques sous-titres parfois peu lisibles. Une œuvre dérangeante et salutaire.

Les monologues intarissables d’Alain Rault sont comme ses écrits, étrangement construits, plein de méandres, imprévisibles, élémentaires et fascinants.

On prend conscience qu’il ne fait pas du « Cut Up », mais que C’EST son mode de fonctionnement naturel. Séquences verbales découpées et ré-assemblées automatiquement dans un ordre aléatoire par son intellect, mieux qu’aucune machine ne saurait le faire. Flot ininterrompu, débit inlassable et délirant, en deçà de tout sens, au-delà de tout message.

Avec quelques bribes de référents culturels permettant juste d’esquisser quelque hypothétique parcours, quelque énigmatique passé… (Mais n’ajoutons rien à la rumeur inutile qui veut tout expliquer).

Je me souviens de ma rencontre avec Brion GYSIN, écrivain et artiste de la Beat Generation, inventeur du dit « Cut Up » (j’avais été présenté par Genesis P. Orridge), vieux monsieur alors, incroyablement raffiné, lettré et conscient…Quel gouffre entre ces deux êtres pratiquant le même art, l’un volontairement l’autre inconsciemment, et pourtant quelle proximité !

Plus que tout autre Alain Rault, Playboy Communiste, a droit au titre de « Clochard Céleste ».

Jean-Pierre Turmel (19/05/2008)

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Un si joli mois de Mai – Documentaire (52’) de Bertrand Delais

UN SI JOLI MOI DE MAI

Projection au Melville (Rouen) le 22/04/08

Ceux qui me connaissent bien seront sans doute surpris de me voir m’en prendre avec véhémence à une œuvre (quelle qu’elle soit)…En général je ne parle que de ce qui me plait (et il y a tant à faire sur ce plan), laissant de côté ce qui me hérisse ou même simplement m’indiffère, estimant ne pas avoir le droit (exorbitant) de démolir en quelques lignes tout un travail.

Mais en ce qui concerne ce documentaire sur Mai 68 en Normandie, l’enjeu est tout autre : face à un mensonge touchant à l’histoire (même si c’est par omission), réagir et témoigner devient un devoir.

D’autre part, sans doute me serais-je abstenu si son réalisateur, Bertrand Delais lors du débat qui suivit ne s’en était pris lui-même à ceux qui (selon ses dires « mensongers ») réécrivent l’histoire, faisant de Mai 68 un mouvement uniquement étudiant et parisien…Le populisme de l’argumentation et son style, sont aisément identifiables…On voit bien que peu de choses ont changé depuis 68 !

Quand on veut faire la leçon aux autres sur le plan historique on doit s’efforcer me semble-t-il d’être soi-même irréprochable. Or c’est très loin d’être le cas de Bertrand Delais, son documentaire est une caricature, et finalement une trahison.

Parler d’un mouvement qui était tout sauf homogène, dont la caractéristique principale était au contraire la multiplicité des groupuscules, en ne montrant que Gérard Filoche (JCR) et des syndicalistes CGT (et pour prétendre à une soi-disant objectivité des représentants de la droite traditionnelle) c’est tout de même pousser la faucille et le marteau un peu loin !

Quid des différentes factions Trotskistes et Maoïstes ? Où sont les nombreuses tendances anarchistes ? (On semble oublier curieusement le déferlement des drapeaux noirs aux côtés des drapeaux rouges.)

Et le PSU (dont l’importance entre partis traditionnels et le mouvement fut grande) où est-il ?

Il y eut même sur le campus de Rouen deux sympathisants de l’Internationale Situationniste qui distribuaient « De la misère en milieu étudiant » ! (Qui étaient-ils ? Qui les connait ?)

Côté syndical, même traitement : rien à propos de la brutale métamorphose de la CFDT, jusqu’alors engluée dans une tradition syndicaliste chrétienne, qui devint en quelques jours le trait d’union entre jeunes étudiants et jeunes ouvriers.

J’étais pour ma part un électron libre, à mi chemin entre surréalisme et mouvement hippy,

Passant mon temps à aiguillonner par mes questions dérangeantes tous ces groupuscules au sein desquels j’évoluais sans appartenir vraiment à aucun. Et nous étions beaucoup d’électrons libres ! (Autre aspect du mouvement.)

On a oublié qu’un autre grand slogan de Mai 68 c’était « contestation permanente ! » (Y compris de l’intérieur.) Alors que c’est sans doute le seul qui ait perduré, faisant du français un citoyen un peu moins contrôlable, un peu moins « veau » que les autres peuples.

Le commentaire admiratif de Bertrand Delais à propos des images des grévistes du Havre (alors fief du PC) ne marchant pas sur les pelouses pendant les défilés, délivre un autre message : vive l’esprit moutonnier !

Guy Pessiot pendant le débat fit remarquer (avec justesse mais trop de bonhomie à mon goût) qu’on ne parlait pas non plus des lycéens dans ce « docu-menteur »…Or effectivement cet aspect du mouvement fut lui aussi très révélateur de ce qui se passait et d’une grande nouveauté. La jeunesse avait un besoin énorme de se libérer du carcan qui l’emprisonnait… Même (et peut-être surtout) dans les institutions religieuses comme le rapportait une autre intervenante pendant le débat.

La thèse de Bertrand Delais est tout bêtement mathématique : Les grévistes CGT étaient plus nombreux que les étudiants, donc Mai 68 n’est qu’un mouvement ouvrier.

Faisant table rase de l’intérêt fondamental de 68 : le formidable débat d’idées qu’il a instauré. Si la CGT avait eu des idées novatrices durant cette période ça se saurait !

La vérité est que le mouvement de Mai était confronté à deux conservatismes, l’un Gaulliste et l’autre du PCF. La révolte s’est faite contre les deux !

Bertrand Delais ne fait que reprendre à son compte les thèses des éléments les plus néo-stalinien du Parti Communiste Français d’alors (je pèse mes mots).

Les cadres du Parti et de la CGT ont tout fait pour éviter une véritable rencontre entre ouvriers et étudiants. Rappelons (même si ça va en gêner beaucoup, y compris dans l’extrême gauche) que les nervis staliniens ont sans doute plus « cassé » de l’étudiant que les CRS eux-mêmes !

Je n’ai dû moi-même mon salut lors d’une discussion dans une usine sur le port qu’à la présence d’un délégué CFDT (j’en profite pour remercier cet inconnu).

Bertrand Delais rappelle les grèves ouvrières violentes de Janvier 68 près de Caen. Rechercher des signes précurseurs à cette grande vague de fond eut pu être intéressant et pertinent, si l’idée partisane (et non historique) qu’il instille n’avait été que l’origine véritable de Mai 68 n’était qu’ouvrière.

On comprend alors pourquoi il ne parle pas du noyautage de l’UNEF à Strasbourg par des éléments de l’Internationale Situationniste, en 1967, autre fait historique qui annonçait la suite.

Non seulement Bertrand Delais ne connait quasiment rien de son sujet mais il est foncièrement intellectuellement malhonnête, et au service d’une idéologie exécrable !

En fait son entreprise me fait penser à ces nostalgiques de la Russie d’aujourd’hui qui regrettent le bon vieux temps de Lénine. C’est le même négationnisme stalinien !

Il est vraiment dommage qu’une telle œuvre vienne ternir l’image du Pole Cinéma (associé pour la projection), dont j’avais apprécié l’action jusqu’à présent pour soutenir des œuvres originales.

Le long documentaire sur les sous-marins par Jean Gaumy par exemple, ou bien l’adaptation cinématographique par Rémy Ricordeau et Alain Pitten de « Putain d’Usine » de Jean-Pierre Levaray (même si j’ai regretté qu’on n’ait pas montré d’avantage l’action culturelle de J-P Levaray en dehors de la dite « usine » (en temps qu’éditeur), une démarche bien exemplaire).

Jean-Pierre Turmel (23/04/2008)

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LES FLEURS RACOLENT n°6 – François Belot

Déjà le 6ème numéro de la belle revue graphique de François Belot…et probablement le dernier.

“la revue des belles cocotes en papier et de la décoration intérieure moderne” …tout est dit ou presque…Descendance Bazooka, c’est plein d’enfants, de hamsters et autres rongeurs, de pigeons (qu’on nous demande de compter, mais je suis flemmard) et (sauf erreur) d’un seul paon. La couverture, comme d’habitude, est en papier peint style années 60, du plus joli effet. “Dans la grande maison des garçons morts on y trouve plein de cocottes en papier, des hamsters, des fleurs et des pigeons” . Dépéchez vous il reste encore quelques exemplaires du n°5  sur MySpace

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PAPIERS NICKELES 15 en vente

PAPIERS NICKELES 15Pour tous ceux qui s’intéressent à la chose imprimée Papiers Nickelés est absolument indispensable. Son éclectisme (elle touche tous les domaines et toutes les époques) et la qualité de ses textes sont remarquables. Abondamment illustrée (en quadri) l’impression sur papier glacé (pardon “nickelé”) est de grande qualité.

Ce quinzième numéro avec un hommage aux imprimeurs d’étiquettes de Camemberts (par Didier Bordet), proposent des articles sur Bourgeois (BD Québec), Daumier (ses ennuis avec la Justice), Loupot (affichiste) et Rubèn Rosa (artiste argentin) + des tas de rubriques documentées par de nombreux spécialistes. Une mine inépuisable de renseignements !

Il n’y a pas encore de site wouaibe , mais ça devrait venir…En attendant on peut commander chez :

Jacques Bisceglia, Les Erables, 36 Rue de Picpus, 75012 Paris.

Les 15 premiers n° sous cartonnage sont vendus au prix de 70,00€

Prix au n° : 6,00€ / Abonnement: 24,00€ (4 n°) – attention : chèques à l’ordre du C.I.P.

NB : Tous ces prix sont valables pour la France.

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EXPO : Des Jeunes Gens Modernes

DES JEUNES GENS MODERNES

Des Jeunes Gens Modernes

“Un évènement agnès b.

EXPO du 3 avril au 17 mai 2008

GALERIE DU JOUR – AGNES B
44 Rue Quincampoix
75004 PARIS

commissaire d’exposition : Jean-François Sanz

http://www.galeriedujour.com/

http://www.myspace.com/desjeunesgensmodernes

CONTRIBUTEURS :

45toursderockfrancais a trouvé.net(site)
69 X 69(exécuteur testamentaire de l’écrivain/rock critic Yves Adrien)
Alain Dister(photographe)
Bazooka (collectif de graphistes)
Belle Journée En Perspective(collectif photographes/graphistes)
Catherine Faux(photographe)
Chloé Delaume(écrivain)
Claude Lévêque (plasticien)
Corinne Sentou (plasticienne)
Damien Deroubaix (plasticien)
David Fakrikian (label Seventeen)
DC Shell (groupe)
Dominique Fury (peintre)
Dry Monopole (groupe)
Emmanuel Bovet (photographe/réalisateur)
Enki Bilal(auteur de BD)
Eugénie Lavenant (plasticienne)
F.J. Ossang (écrivain, cinéaste, chanteur des groupes MKB & BMW)
Gilles Le Guen (DJ/journaliste)
J. B. Wizzz (fondateur du label Born Bad)
Franck Rezzak (plasticien)
Frenchnew-wave.com (site)
Hugues Reip (plasticien)
Infrastition/Optical Sound (label)
Jacques Floret (plasticien)
Jean Rouzaud (journaliste)
Jean-Eric Perrin (journaliste/consultant)
Jean-Luc Fromental (journaliste/éditeur)
Jean-Luc Verna (plasticien)
Jean-Pierre Turmel (Fondateur du label Sordide Sentimental)
Laurent Fétis et Elisabeth Arkipoff (plasticiens/graphistes)
Marc Caro (graphiste/cinéaste)
Nina Childress (peintre, ex chanteuse de Lucrate milk)
Philippe Huart (peintre)
Pierre et Gilles (plasticiens)
Pierre la Police (plasticien)
Pierre René-Worms(photographe)
Pieter Schoolwerth (plasticien/fondateur du label Wierd)
Poni Hoax (groupe)
Reed o13 (photographe/graphiste, chanteur du groupe Norma Loy)
René Licata (journaliste/vidéaste)
Sandie Trash (groupe)
Seventeen records (label)
The Penelopes (groupe)
Toma (groupe)
Xavier Veilhan (plasticien)

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Festival du Film Nordique 2008

festival du cinéma nordique

“L’Homme qui aimait Yngve” de Stan Kristiansen (Norvège – 2008) : un premier film intéressant (ce qui ne veut pas dire qu’il soit parfait). Adolescence + Mur de Berlin + Rock sur fond d’hésitation sexuelle. Coté bande son on y entend entre autres Cure, Japan et Joy Division… auquel il est décidément difficile d’échapper dans les films nordiques depuis quelques années (ça va devenir un cliché ! ). Je le conseille malgré ces quelques réserves (ne voir que des œuvres excellentes nuit gravement à la santé ! )

GOOGLE translation :
“The Man Who Loved Yngve” Stan Kristiansen (Norway – 2008): An interesting first film (which does not mean that it is perfect). Adolescence + Berlin Wall + Rock on substantive sexual hesitation. On soundtrack ithere is among other Cure, Japan and Joy Division … Which it is decidedly difficult to escape in the Nordic films in recent years (it’s going to become a cliché!). I recommend despite these reservations (to see only great works is extremely harmful to health!)

Autre film (un cran au dessus) : “Aveugle” de Tamar van den Dop (Pays Bas – 2007) C’est un encore un premier film (on sent le travail, presque scolaire, l’application) mais prometteur. Une histoire empreinte de Romantisme, avec tout ce que ça sous-entend comme êtres prisonniers d’eux mêmes autant que des conventions sociales. Des images superbes inspirées de grands tableaux, une référence constante aux contes (Andersen). Je pense que les défauts de jeunesse de ce film s’estomperont avec le temps.

GOOGLE translation :
Other film (one notch above): “Blind” by Tamar van den Dop (Netherlands – 2007) is a still a first film (one senses work, almost school, the application), but promising. A story tinged with Romanticism, with all that it implied in beings as prisoners of themselves as far as social conventions. Images large paintings inspired by, a constant reference to the tales (Andersen). I think that the defects of youth of this film will fade with time.

“COQUELICOTS” (Belgique – 2007): 3ème film de Philippe Blasband qui s’était déjà fait connaitre en tant que scénariste pour “Une Liaison Pornographique”.
Une histoire glauque et pesante remarquablement interprétée. Une mise en scène sobre et précise soulignant un fatalisme étouffant .
Une petite lueur à la fin ? Mon pessimisme habituel me ferait plutôt entrevoir les prémisses de futures horreurs kamagra online uk.
Un très bon film.

GOOGLE translation :

COQUELICOTS (Belgium – 2007): 3rd film by Philippe Blasband which had already been known as writer for “A Pornographic Liaison.”
A shabby and telling story remarkably interpreted. A staging sober and precise emphasizing a stifling fatalism.
A small glimmer at the end? My usual pessimism I would rather see the premise of future horrors.
A very good movie.

Toujours dans la sélection officielle “Le Murmure du Péché” (Nuodemes uzkalbejimas / whisper of sin) d’Algimantas Puipa (Lithuanie – 2007 ). Très intéressant film si l’on fait abstraction du fait qu’on ne voit pas très bien quel en est le message….Sans doute n’y en a-t-il pas, et faut-il accepter que ce ne soit qu’un récit déprimant.

Une femme dont le compagnon, chanteur célèbre, sombre dans la folie s’éprend d’un jeune prêtre qui bientôt la rejette. Au bord du suicide elle consulte une psychiatre qui a elle même bien des problèmes dans sa vie, tant avec son mari qui la quitte que qu’avec sa fille qui tourne mal, puis avec son amant qui la rejette.

Le débat qui suivit cerna tout ce qui était immédiatement accessible : texte féministe, le suicide, transfert dans le sens patiente -psy, l’érotisme, la religion…
Personne ne mis en évidence (je l’eusse fait si parler en public n’était pour moi une telle épreuve) le thème constamment sous jacent dans le film de l’ENFANT : la fille de la psy, l’amant de la psy est un légiste spécialisé dans l’autopsie des cadavres de bébés morts nés, l’héroine rejetée demande au prêtre qu’il lui fasse un enfant, l’histoire racontée des Massai sifflant pendant l’amour pour avoir un fils…Et même au travers du thème des chiens de compagnie à la place d’un enfant.
Penser à ce thème éclaire le seul propos intéressant du débat quand le réalisateur affirma, à la surprise générale, qu’en fait et fort probablement Rita (le personnage principal) n’aimait personne (sous entendu : car son seul et unique désir est d’avoir un enfant).

GOOGLE translation :

Also in the official selection “The murmur of Sin” (Nuodemes uzkalbejimas / whisper of sin) Algimantas Puipa (Lithuania – 2007). Very interesting film if one ignores the fact that we do not see very well what is the message …. No doubt there has not, and should we accept that this would be that a story depressing.

A woman whose companion, famous singer, sliding into madness falls for a young priest who soon rejects it. On the verge of suicide, it must consult a psychiatrist who has itself a lot of problems in his life, both with her husband who leaves her that as her daughter gone wrong, and then with her lover who reject.

The debate that followed cerna everything that was immediately accessible: feminist text, suicide, in the sense transfer patient-therapist, eroticism, religion …
Nobody highlighted (I could have done it if public speaking was not for me so painful) the constant underlying theme in the film of children: the daughter of the psy, the lover is the psy a forensic specialist in the autopsy of the corpses of babies born dead, heroin rejected calls to the priest that he makes a child, the story of Massai whistling during love to have a son … And even through the theme of dogs company in place of a child.
To think about this topic illuminates the only interesting about the debate when the director said, to everyone’s surprise, that probably in fact  Rita (the main character) didn’t like anybody(as heard: because his sole desire is having a child).

Algimantes Puipa & Rasa Samuolyte

Algimantas Puipa & Rasa Samuolyte (photo Pierre Olingue)

PALMARES / WINNNERS

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